En bref
- Les salons de thé à Lyon dessinent une géographie gourmande allant des pentes de la Croix-Rousse au Vieux-Lyon, en passant par Ainay et les Brotteaux.
- Pour une dégustation attentive, Cha Yuan travaille près de 250 références et adapte théières et tasses au thé choisi.
- Les amateurs de pâtisseries maison trouveront à Mercredi Biscuiterie, Duclef, À chacun sa tasse ou Shoukâ des cartes particulièrement généreuses.
- Le Vieux-Lyon permet d’associer patrimoine, thé et petite restauration chez Le Luminarium, Ô passage ou Duclef.
- Les prix indiqués ci-dessous servent de repères pour 2026 ; horaires et disponibilités méritent une vérification directe avant le déplacement.
| Adresse | Quartier | Repère de prix | Pour quel moment |
|---|---|---|---|
| Mercredi Biscuiterie | Lyon 2e, Ainay | Thé 5 € ; gâteau 4 à 6 € | Goûter de pâtisserie |
| Cha Yuan | Lyon 2e, Remparts-d’Ainay | Théière 5,90 à 18 € | Dégustation guidée |
| À chacun sa tasse | Lyon 1er, bas des Pentes | Thé 4,50 à 6,50 € | Longue pause en canapé |
| Shoukâ | Lyon 6e, Franklin-Roosevelt | Thé ou pâtisserie 4,50 € | Thé, café et chocolat |
| Duclef | Lyon 5e, Saint-Jean | Thé 4,50 € ; douceurs dès 1 € | Pause après une visite du Vieux-Lyon |
Salons de thé à Lyon 2e pour une pause soignée entre Ainay et Bellecour
Entre les façades d’Ainay, les commerces de bouche et les rues plus calmes qui rejoignent Perrache, le 2e arrondissement offre une belle porte d’entrée dans l’art de vivre lyonnais. Les salons de thé y évitent souvent le décor interchangeable : ils s’appuient sur une vraie sélection de feuilles, sur la précision des pâtissiers et sur un service qui laisse le temps de s’installer. Pour une découverte à pied, la rue Franklin et la rue des Remparts-d’Ainay composent deux étapes complémentaires, à moins d’un quart d’heure l’une de l’autre.
Mercredi Biscuiterie, au 41 rue Franklin, assume un esprit britannique sans le réduire à un papier peint fleuri. Le regard est d’abord attiré par le vaste comptoir à gâteaux, installé comme une vitrine de souvenirs d’enfance. L’Impoli reprend l’idée du napolitain dans une version plus travaillée ; le Polisson s’inspire, lui, des saveurs du calisson d’Aix. Le roulé à la confiture de framboise convient aux envies simples et franches, tandis que la rotation des fournées invite à ne pas figer la maison dans une seule spécialité.
La boisson mérite la même attention que le dessert. Les thés sont sélectionnés auprès des Thés sur Terre, boutique voisine connue des habitués du quartier. Un thé noir aux notes de pomme caramélisée et de vanille torréfiée accompagne volontiers une part de biscuit, mais la maison met surtout à disposition un sablier. Ce petit objet évite de laisser infuser un thé noir trop longtemps et de durcir son amertume. Dans une ville où le café emporte souvent la décision, cette attention au temps d’infusion rappelle que le thé demande quelques minutes de disponibilité.
Les repères communiqués pour 2026 placent le thé autour de 5 € et les gâteaux entre 4 et 6 €. L’adresse ouvre habituellement du mercredi au jeudi de 12 h à 18 h 30, puis du vendredi au dimanche de 11 h à 18 h 30. Le téléphone indiqué est le 04 72 64 02 98. La station Ampère-Victor Hugo sur la ligne A se trouve à quelques minutes à pied ; la salle est donc facile à rejoindre depuis Bellecour, y compris sans traverser toute la Presqu’île.
À quelques rues, Cha Yuan, 7-9 rue des Remparts-d’Ainay, propose un autre rythme. L’adresse associe boutique et maison de thé, dans un cadre inspiré de la Chine. Sa carte rassemble environ 250 références venues notamment de Chine, d’Inde, du Népal et de Taïwan. Une telle abondance pourrait dérouter sans conseil : l’intérêt du lieu réside précisément dans l’accompagnement proposé pour orienter le visiteur vers un thé vert végétal, un oolong plus rond, un pu-erh terreux ou une infusion légère.
Le service traditionnel n’est pas ici un simple accessoire de décor. La théière, le volume d’eau, la tasse et le nombre d’infusions évoluent selon la famille choisie. Un thé délicat supporte mal une eau bouillante, tandis qu’un thé noir robuste réclame une température plus élevée. Sur réservation, des cérémonies et des préparations de matcha permettent d’observer les gestes et de comprendre ce qui se joue entre la feuille sèche, l’eau et la tasse. Cette pédagogie donne une place plus juste à la dégustation, loin de l’idée d’une boisson servie à la hâte.
La petite théière débute autour de 5,90 €, avec des propositions pouvant atteindre 18 € selon l’origine et la rareté. Cha Yuan accueille généralement le public le lundi de 14 h à 19 h et du mardi au samedi de 10 h à 19 h ; le numéro est le 04 72 41 04 60. Pour prolonger cette promenade par un repas local, le guide des plats emblématiques de la gastronomie lyonnaise apporte des repères utiles entre quenelle, cervelle de canut et praline.
Mercredi Biscuiterie conviendra à une envie de gâteau et de conversation ; Cha Yuan s’adresse davantage à celles et ceux qui souhaitent comparer les origines et apprendre à infuser. Ces deux approches donnent au 2e arrondissement une densité gourmande rarement résumable à ses seules tables de restaurant.

Salons de thé à Lyon 1er et Lyon 6e pour choisir entre canapés, chocolat et feuilles rares
Des pentes aux Brotteaux, l’écart est géographique mais l’envie reste la même : trouver une table où la boisson chaude ne sert pas seulement de prétexte. Le 1er arrondissement accueille une adresse ancienne, solidement installée dans les habitudes locales. Le 6e, plus rectiligne autour du cours Franklin-Roosevelt, réunit deux maisons dont la réputation s’est bâtie sur le chocolat, le café ou la pâtisserie. Cette diversité permet de choisir selon l’heure, la compagnie et l’appétit.
Au 2 rue du Griffon, À chacun sa tasse est présent sur le bas des Pentes depuis environ vingt-cinq ans. L’ancienneté ne garantit jamais à elle seule une bonne halte, mais elle explique ici la fidélité d’une clientèle qui vient autant pour la carte que pour la possibilité de s’attarder. En bas, des tables accueillent les passages rapides. À l’étage, les canapés et les fauteuils produisent une ambiance cosy propice aux discussions prolongées, à la lecture ou au repos entre deux rendez-vous.
La carte dépasse la centaine de références Dammann Frères : thés verts, noirs, blancs, bleus, jaunes, fumés ou aromatisés, infusions et tisanes. L’amateur qui connaît déjà ses préférences ne manque pas d’options ; celui qui hésite peut partir d’un repère simple. Un thé fumé s’accorde bien avec une pâtisserie peu sucrée, un thé vert floral accompagne une douceur fruitée et un rooibos convient à ceux qui souhaitent éviter la théine en fin de journée. Les sachets disponibles à la vente prolongent l’expérience à domicile.
La vitrine de pâtisseries maison joue la carte du réconfort : cheesecake, roulé à la cannelle, brownie, cookie, babka. Les prix annoncés oscillent entre 2,90 et 4,90 € pour les douceurs, et entre 4,50 et 6,50 € pour les thés. L’adresse ouvre habituellement du lundi au vendredi dès 8 h 30, le samedi à partir de 9 h 30 et le dimanche à 10 h ; fermeture autour de 19 h, 18 h 30 le dimanche. Le 04 72 87 06 45 permet de confirmer les horaires, particulièrement pendant les vacances scolaires.
Dans le 6e, Bernachon, 42 cours Franklin-Roosevelt, représente une autre facette de la gastronomie lyonnaise. La maison est connue pour le chocolat, mais le salon de thé rénové accorde une place sérieuse à quatorze références Dammann Frères. Les thés, généralement affichés entre 6,70 et 6,90 €, accompagnent un assortiment de gâteaux dont le Président, l’Éventail, les éclairs, les choux et les mignardises. Les pâtisseries individuelles sont annoncées autour de 8 €, les mini-gâteaux autour de 3,30 €.
La présence de livres consacrés au chocolat et aux recettes de la maison ajoute une dimension documentaire bienvenue. Il est facile de choisir l’inévitable chocolat chaud, mais le thé permet de relire les desserts autrement : un noir peu parfumé laisse parler le cacao, tandis qu’un thé plus frais allège une bouchée de crème. La boutique n’est pas une épicerie fine au sens strict, pourtant elle partage avec elle le goût des produits identifiables et des savoir-faire transmis. Bernachon ouvre ordinairement du mardi au samedi, de 9 h à 12 h puis de 14 h à 18 h 30. Téléphone : 04 78 52 23 65.
À quelques numéros, au 60 cours Franklin-Roosevelt, Shoukâ apporte une proposition plus contemporaine. Cette maison de torréfaction et de chocolat d’altitude a ouvert son grand espace de dégustation en décembre 2023. La mezzanine, d’une trentaine de places environ, domine la salle et permet de s’extraire du mouvement du cours. La décoration épurée donne la priorité aux produits, sans surcharger l’espace.
Si le café occupe logiquement une place centrale, les thés bio ne sont pas secondaires : la carte compte 56 références, du vert au noir, de l’oolong au rooibos. Le chef pâtissier prépare notamment flans nature ou chocolat, cake citron et brownie. Un thé ou une pâtisserie est annoncé à 4,50 €, ce qui rend la pause assez accessible dans ce secteur. Shoukâ ouvre en principe du mardi au samedi de 8 h 30 à 19 h 30, et le dimanche de 10 h 30 à 18 h 30 ; 09 78 81 33 56.
À chacun sa tasse privilégie le temps long, Bernachon la tradition pâtissière, Shoukâ le dialogue entre graines, fèves et feuilles. Cette triangulation donne une bonne mesure de ce que Lyon sait faire lorsqu’elle prend le goûter au sérieux.
Salons de thé du Vieux-Lyon pour associer patrimoine, pâtisseries et déjeuner léger
Le Vieux-Lyon accueille un flux de visiteurs qui peut rendre le choix d’une pause délicat. Les rues étroites, le pavé et les façades Renaissance invitent à s’arrêter, mais toutes les terrasses ne racontent pas la même chose. Trois établissements offrent ici des propositions distinctes : l’un travaille sa marque de thé biologique, l’autre mise sur la convivialité d’une salle meublée de grands fauteuils, le troisième prolonge le geste du pâtissier. Ils ont en commun de permettre une halte qui ne se limite pas à une boisson.
Au 9 rue des Trois-Maries, Le Luminarium se reconnaît à son mobilier de récupération et à ses luminaires suspendus. L’ensemble évite le pastiche historique : la rue appartient au vieux quartier, tandis que la salle affirme une personnalité plus contemporaine. La singularité de la maison tient à Luminosity, sa propre gamme de thés bio. Une trentaine de références compose une carte qui va des thés classiques aux mélanges plus parfumés.
Les gâteaux proviennent des productions d’Anaïs Cookies. Cheesecake et carrot cake figurent parmi les choix qui accompagnent facilement une tasse, sans prétendre imiter la pâtisserie française de vitrine. Ceux qui arrivent à l’heure du déjeuner peuvent viser une tarte végétarienne servie avec salade céréalière. Ce format est précieux dans le quartier : il permet de faire une pause salée sans basculer vers un repas trop lourd avant de poursuivre vers Saint-Jean ou Fourvière.
Le thé est généralement proposé entre 4 et 4,50 €, les pâtisseries entre 3,80 et 5 €, et le plat unique autour de 9,50 €. Les horaires communiqués indiquent une ouverture le lundi de 14 h à 19 h, du mardi au vendredi et le dimanche de 11 h à 19 h, le samedi de 10 h à 19 h. Le numéro est le 04 78 82 11 25. L’accès depuis le métro Vieux-Lyon, ligne D, demande ensuite quelques minutes de marche sur sol parfois irrégulier : mieux vaut le prévoir pour les personnes utilisant une aide à la mobilité.
Ô passage, au 27 rue du Bœuf, s’adresse à un autre type de halte. La salle compte environ trente places et des fauteuils amples qui donnent envie de s’installer plutôt que de consommer debout. Une trentaine de thés, noirs, verts, parfumés et infusions, provient notamment des Thés sur Terre et de Kamélya. La théière est annoncée à 4 €, un tarif simple qui facilite le choix quand plusieurs personnes partagent une table.
La carte salée comprend quiches, cakes et toasties, avec des formules à partir de 9,90 €. Côté sucré, les recettes sont réalisées pour l’établissement par Anaïs Cookies, Julie Tarrene et Agnès de New-York & London Bakery. Cette collaboration entre plusieurs artisanes permet de varier muffins, tartes et cakes sans faire croire qu’une seule main produit tout. Dans l’univers des salons de thé, cette transparence sur les provenances a plus de valeur qu’un vocabulaire flatteur.
Ô passage accueille en principe du lundi au dimanche de 10 h à 18 h 30, avec une ouverture plus tardive le jeudi, à 12 h 30. Téléphone : 04 72 41 89 29. L’adresse se prête bien à une halte après une traboule ouverte au public, mais le respect des immeubles habités reste essentiel : une cour privée ne devient jamais un décor de passage, même au cœur d’un itinéraire culturel.
À deux pas de la cathédrale Saint-Jean, au 10 rue de la Bombarde, Duclef associe pâtisserie et salon de thé depuis octobre 2022. Auriane Leclef et Maxime Dubois y ont construit une carte courte pour les feuilles, avec cinq à six références sélectionnées chez Cha Yuan. Thé vert à la menthe ou aux fleurs de cerisier, Earl Grey, citron-gingembre : l’offre n’a pas la prétention encyclopédique de Cha Yuan, mais elle vise des accords immédiats avec les créations de la vitrine.
Les cakes, madeleines, financiers, cinnamon rolls et tartes citron meringuées sont fabriqués sur place. Le paris-brest et le baba à la Chartreuse retiennent particulièrement l’attention : le second fait entrer une liqueur alpine dans une adresse profondément lyonnaise, sans forcer le folklore. Une petite carte salée complète le déjeuner. Thé à 4,50 €, pâtisseries entre 1 et 5,80 € ; ouverture généralement du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, samedi et dimanche de 9 h 30 à 18 h 30.
Le Luminarium convient à un déjeuner léger, Ô passage à une pause collective et Duclef à une envie de pâtisserie précise. Dans le Vieux-Lyon, la bonne adresse est celle qui laisse de l’espace à la ville, plutôt que celle qui la recouvre de décor.
Salons de thé autour de Lyon pour sortir du centre sans renoncer à la gourmandise
La découverte des salons de thé ne s’arrête pas aux arrondissements centraux. Marcy-l’Étoile et Craponne permettent de composer une sortie plus ample, avec parc, patrimoine et table gourmande. Ces deux destinations intéressent particulièrement les Lyonnais de l’Ouest qui cherchent une alternative aux rues commerçantes de la Presqu’île, mais elles justifient aussi un déplacement depuis le centre lorsqu’il s’inscrit dans une promenade préparée.
La Roseraie se situe dans le château de Lacroix-Laval, au 1 171 avenue de Lacroix-Laval à Marcy-l’Étoile. Le lieu prend place dans l’ancien bureau du comte de Lacroix-Laval, au sein du CFA de la gastronomie. Cette implantation change nettement l’expérience : il ne s’agit pas seulement de s’asseoir face à une vitrine, mais de profiter d’une pièce inscrite dans l’histoire du domaine et ouverte sur le jardin à la française. Aux beaux jours, le perron offre une possibilité de dégustation en extérieur.
La carte sucrée dépend du travail des apprentis. Cette logique implique qu’il n’existe pas de catalogue immuable : choux, cakes marbrés ou autres réalisations suivent la production pédagogique. Le thé provient de la maison Voisin, autre nom bien installé dans le paysage gourmand lyonnais. Un thé est annoncé autour de 4,80 €, une pâtisserie autour de 4 €. Le tarif reste mesuré au regard du cadre, tout en rappelant qu’une visite réussie repose aussi sur l’acceptation de cette part de variation quotidienne.
Les horaires communiqués dans les informations disponibles indiquent du mercredi au samedi de 9 h à minuit et le dimanche de 10 h à 17 h. Une fermeture à minuit dans un équipement de formation mérite impérativement confirmation avant un trajet en soirée ; le 04 78 57 72 59 reste le bon réflexe. Depuis Lyon, l’accès peut se faire en transports en commun puis à pied, mais une voiture ou un vélo facilite l’organisation selon le point de départ. Il est judicieux d’associer la visite à une marche dans le parc de Lacroix-Laval, en tenant compte de ses heures d’ouverture propres.
À Craponne, Nous se trouve au 105 avenue Édouard-Millaud. Élodie Fagot et Alex Bretaire ont ouvert ce salon lumineux le 1er juin 2023. Avec une vingtaine de places et une terrasse intérieure, l’établissement privilégie une échelle volontairement modeste. Le thé y provient de Tea Heritage, marque créée par Élodie Fagot plus de dix ans auparavant. Une quinzaine de références rassemble thés verts, noirs et rooibos, dans des préparations adaptées autant à la consommation sur place qu’à une pause plus quotidienne.
La particularité de Nous tient à son offre de douceurs véganes et sans gluten. Cookie, moelleux au chocolat, fondant au marron ou cheesecake à la mangue permettent d’accueillir des régimes souvent négligés dans les vitrines traditionnelles. Cette précision n’a de sens que si elle s’accompagne de gourmandise : l’intérêt est de ne pas réduire une pâtisserie à une étiquette alimentaire. La maison propose également le midi des plats composés de produits locaux et de saison, ce qui en fait une adresse de déjeuner autant qu’un salon de dégustation.
Un format de 450 ml de thé est annoncé à 3,50 €, tandis que les desserts se situent entre 3,50 et 5 €. L’ouverture est généralement prévue du mardi au vendredi de 10 h à 18 h 30 et le samedi de 9 h à 18 h 30. Numéro : 06 98 13 57 12. Une terrasse intérieure est appréciable lorsque l’avenue est animée, mais il reste préférable de réserver ou d’appeler pour les groupes, compte tenu du nombre de couverts limité.
Ces deux adresses démontrent qu’une sortie gourmande peut se penser avec le territoire : à La Roseraie, elle rejoint un parc et un château ; à Nous, elle s’inscrit dans la vie commerçante de Craponne et dans une carte attentive aux saisons. Sortir du centre de Lyon permet parfois de retrouver ce que la pause recherche vraiment : du temps et une table disponible.
Bien choisir un salon de thé à Lyon selon l’heure, les pâtisseries et le type de dégustation
Une bonne adresse ne correspond pas nécessairement au même usage. Le choix dépend d’abord de l’attente : explorer les origines d’un thé, manger une part de gâteau maison, déjeuner léger ou attendre tranquillement entre deux visites. Lyon rassemble des lieux très différents sous l’appellation de salon de thé ; les comparer uniquement par la décoration ou le nombre d’avis en ligne ne rend pas service au lecteur. Quelques critères simples permettent de mieux orienter sa découverte.
Repères pratiques pour une dégustation de thé réussie à Lyon
- Pour apprendre : Cha Yuan, rue des Remparts-d’Ainay, reste le choix le plus adapté grâce à l’ampleur de sa carte et au service traditionnel.
- Pour les pâtisseries artisanales : Mercredi Biscuiterie et Duclef offrent des vitrines construites autour de recettes identifiables, avec une vraie place pour le biscuit et le gâteau.
- Pour s’installer longtemps : À chacun sa tasse et Ô passage disposent d’assises confortables et d’horaires étendus sur plusieurs jours.
- Pour un déjeuner : Le Luminarium, Ô passage, Duclef et Nous ajoutent une offre salée à leur carte de boissons.
- Pour relier gourmandise et promenade : La Roseraie prolonge naturellement une visite du domaine de Lacroix-Laval.
Le premier critère est la feuille elle-même. Les cartes de Cha Yuan ou d’À chacun sa tasse conviennent à ceux qui veulent naviguer entre familles de thé. Il est alors utile de demander le temps d’infusion, la température de l’eau et le nombre de passages possibles. Un oolong de bonne qualité peut offrir plusieurs infusions, avec des arômes qui se déplacent d’une tasse à l’autre. Dans ce cas, payer davantage pour une théière ne se résume pas à acheter un volume de boisson : c’est aussi acheter une séquence de dégustation.
Le deuxième critère concerne l’accord avec le sucré. Un dessert très riche en chocolat appelle souvent un thé noir structuré ou un oolong légèrement torréfié. Avec une tarte citron meringuée de Duclef, un thé vert léger ou un Earl Grey peut apporter un contraste plus net. Pour une babka, un roulé à la cannelle ou un gâteau aux notes de caramel, les thés noirs ronds employés chez Mercredi Biscuiterie trouvent plus naturellement leur place. Ces associations restent des pistes, non des règles rigides : le plaisir vient aussi de l’essai.
Le troisième repère est le moment de la journée. Avant une journée de travail, Shoukâ, qui ouvre dès 8 h 30 du mardi au samedi, permet de choisir entre café et thé sans changer d’adresse. Pour une halte dominicale dans les Pentes, À chacun sa tasse présente une amplitude intéressante. Les établissements du Vieux-Lyon sont davantage adaptés à une pause pendant une balade, à condition d’accepter une fréquentation plus dense les week-ends et durant les vacances.
Le budget compte, lui aussi, sans devoir dicter toute l’expérience. Une théière à 4 € chez Ô passage n’a pas la même vocation qu’une sélection à 18 € chez Cha Yuan. Entre les deux, les cartes de 4,50 à 6,50 € forment le cœur de l’offre lyonnaise présentée ici. Pour maîtriser la dépense, mieux vaut choisir une maison où le thé et la pâtisserie sont tous deux désirés, plutôt que d’ajouter mécaniquement une douceur par habitude. Chez Nous, les formats et prix annoncés rendent par exemple possible une pause simple autour d’un thé de 450 ml.
Enfin, la notion d’ambiance cosy mérite d’être interrogée. Un canapé confortable n’est pas une garantie de qualité, pas plus qu’un décor ancien ou des suspensions design. L’essentiel se mesure dans l’attention portée à l’eau, à la tasse, à la fraîcheur des pâtisseries et à la possibilité de rester sans être pressé. Le sablier de Mercredi Biscuiterie, les théières adaptées de Cha Yuan ou les livres de Bernachon sont de petits indices concrets de cette attention.
Pour prolonger une journée culturelle par une boisson chaude, le calendrier du festival In Voce Veritas à Lyon peut aussi donner un prétexte à une halte sur la Presqu’île ou dans le Vieux-Lyon. Un salon de thé bien choisi ne remplace pas une sortie ; il lui donne une respiration et prolonge, à sa façon, la conversation avec la ville.
Quel salon de thé lyonnais choisir pour découvrir de nombreux thés ?
Cha Yuan, au 7-9 rue des Remparts-d’Ainay dans le 2e arrondissement, propose environ 250 références et un accompagnement utile pour choisir la famille de thé, la théière et le mode d’infusion.
Où trouver des pâtisseries maison avec un thé dans le Vieux-Lyon ?
Duclef, 10 rue de la Bombarde, fabrique sur place cakes, madeleines, financiers, cinnamon rolls et tartes. Le Luminarium et Ô passage proposent aussi des pâtisseries avec leurs cartes de thé.
Existe-t-il un salon de thé avec une offre végane et sans gluten près de Lyon ?
Nous, au 105 avenue Édouard-Millaud à Craponne, propose notamment cookies, moelleux au chocolat, fondants au marron et cheesecakes adaptés à ces régimes, ainsi qu’une offre salée à midi.
Quel budget prévoir pour un thé et une pâtisserie à Lyon ?
Dans les adresses présentées, un thé se situe le plus souvent entre 4 et 6,90 €, tandis qu’une pâtisserie coûte généralement entre 3 et 8 €. Les thés de dégustation spécialisée peuvent atteindre un tarif supérieur selon leur origine.