En bref
- Painpote a ouvert le 22 avril 2022 rue Tronchet, dans le 6ème arrondissement de Lyon, sous l’impulsion d’Anthony Jazé et Maxime Boudoint.
- L’adresse travaille des pains au levain avec des farines biologiques de Franche-Comté et des viennoiseries au beurre AOP Montaigu.
- La vitrine associe croissants, flans, kouign-amanns, cruffins, créations salées et formules de déjeuner pensées pour le quartier.
- Les prix annoncés restent mesurés pour une fabrication artisanale : sandwichs autour de 5,50 € à 5,90 €, salades à 8 € et pâtisseries entre 2,50 € et 4,50 €.
- Adresse pratique : 8 rue Tronchet, 69006 Lyon, du lundi au vendredi, de 7 h à 19 h.
Painpote à Lyon 6 : une boulangerie de quartier née d’un parcours commun
Au 8 rue Tronchet, à quelques minutes à pied de la station Foch et de la place Maréchal-Lyautey, Painpote occupe une place bien identifiée dans les habitudes du 6ème arrondissement. L’enseigne a ouvert le 22 avril 2022, à un moment où le quartier comptait déjà de nombreuses boulangeries, mais peu d’adresses combinant un travail poussé sur le levain, une offre de déjeuner et une pâtisserie de boutique renouvelée.
Le projet repose sur l’association d’Anthony Jazé et de Maxime Boudoint. Le premier a choisi la boulangerie très tôt : son apprentissage débute à 15 ans, avant un brevet professionnel en boulangerie avec une mention pâtisserie obtenu à Mercurey, en Saône-et-Loire. Originaire de Mâcon, il arrive ensuite à Lyon à 21 ans et construit son expérience dans plusieurs fournils, dont celui de Saint-Paul.
Maxime Boudoint suit un itinéraire différent. Il se destinait enfant au métier de boulanger, mais son parcours professionnel commence dans le journalisme, à Bruxelles puis à Paris, autour de la politique. À 27 ans, il change de voie, prépare ses CAP en candidat libre et apprend ensuite auprès d’un paysan-boulanger en Ardèche. Cette période compte : elle familiarise le futur pâtissier avec le temps long des fermentations, la saisonnalité et l’attention portée aux matières premières.
À Lyon, il rejoint le Fournil des Artistes, sur les pentes de la Croix-Rousse, avant de travailler lui aussi à Saint-Paul. La rencontre entre les deux associés, en juillet 2021, fait rapidement apparaître une complémentarité utile. Anthony Jazé apporte une pratique très installée de la panification, tandis que Maxime Boudoint développe la partie pâtissière et les préparations salées. Painpote ne résulte donc pas d’un concept plaqué sur un local : l’adresse prolonge deux trajectoires professionnelles qui se sont croisées dans les fournils lyonnais.
Cette origine explique aussi le caractère de la boutique. La production ne cherche pas à reproduire à l’identique la boulangerie de tradition de quartier, ni à devenir une pâtisserie de démonstration. Les classiques restent présents, parce qu’un bon croissant ou un pain au chocolat demeure un étalon simple et exigeant. Mais ils sont entourés de propositions plus libres, où les épices, le sésame, le praliné ou les légumes de saison trouvent leur place sans effacer le goût du pain.
Dans ce secteur commerçant, entre les bureaux, les établissements scolaires et les appartements familiaux, le rythme de la journée dicte une partie de l’offre. Le matin accueille les habitués venus chercher une baguette et une viennoiserie ; à midi, les sandwichs et salades répondent à une clientèle qui dispose de peu de temps ; l’après-midi remet les pâtisseries au centre. La file observée aux heures de pointe tient moins à un effet de mode qu’à cette capacité à servir plusieurs usages avec une même exigence.
Le nom de Painpote résume assez bien l’esprit du lieu : le pain reste le socle, mais il devient aussi un compagnon du quotidien, servi avec sérieux et sans cérémonial superflu. Cette alliance entre métier, régularité et curiosité donne à la rue Tronchet une adresse ancrée dans son quartier.

Le pain au levain de Painpote et le choix précis des matières premières
Chez Painpote, le mot qualité ne se limite pas à une formule imprimée sur une ardoise. Elle se lit dans la liste des ingrédients comme dans la méthode de fabrication. Les pains sont élaborés avec du levain et des farines biologiques venues de Franche-Comté. Ce choix apporte une identité plus marquée aux miches et baguettes, sans chercher à imposer une acidité excessive. Le levain soutient la fermentation et donne au pain une texture qui évolue au fil de la journée.
Pour le client, cette méthode se remarque d’abord dans la croûte, souvent plus développée, et dans une mie qui garde de la tenue. Un pain au levain supporte mieux la table du soir qu’une baguette conçue pour être consommée dans l’heure. Il accompagne aussi bien un fromage de caractère qu’un déjeuner rapide composé de jambon et de crudités. Cette capacité à traverser la journée est précieuse dans un arrondissement où l’on achète fréquemment sur le chemin du travail.
Le choix des producteurs ne s’arrête pas à la farine. Le beurre AOP Montaigu est utilisé pour les pâtes levées feuilletées, le miel d’Ardèche entre dans la fabrication du pain d’épices, et les fruits comme les légumes viennent d’un groupement de producteurs installé dans les monts du Lyonnais. Pour les garnitures salées, la viande est française et le jambon annoncé sans nitrite. Ces repères ne dispensent pas de juger le résultat, mais ils rendent lisible le travail accompli derrière le comptoir.
La boulangerie artisanale ne consiste pas seulement à cuire sur place. Elle implique de prendre des décisions quotidiennes : gérer les temps de pousse, anticiper les fournées, adapter les quantités et choisir des garnitures qui tiennent dans un sandwich sans détremper le pain. Dans ce cadre, la sélection des ingrédients n’est pas décorative. Un beurre de bonne origine supporte le feuilletage ; une farine adaptée donne une pâte plus expressive ; des légumes proches réduisent le décalage entre la saison et l’assiette.
Cette attention s’inscrit dans une évolution visible à Lyon depuis plusieurs années. Les consommateurs demandent davantage de traçabilité et recherchent des artisans capables d’expliquer leur travail sans transformer chaque achat en leçon de morale. Painpote adopte une voie assez directe : les produits sont identifiables, les recettes parlent d’elles-mêmes et la boutique évite l’accumulation de promesses abstraites. Il suffit de comparer une baguette nature, un pain de campagne et une proposition plus gourmande pour mesurer l’étendue de la gamme.
Le pain demeure également le fil conducteur de l’offre de midi. Les sandwiches sont montés dans un pain baguette au levain fait maison, ce qui évite l’écueil d’une garniture généreuse placée dans un support sans intérêt. La mâche, la croûte et la tenue de la mie comptent autant que la recette. Un bon déjeuner de boulangerie tient justement à cet équilibre : le pain doit accompagner sans écraser les saveurs.
Cette démarche fait écho à d’autres ouvertures lyonnaises qui ont renouvelé le regard porté sur le fournil. La montée en gamme observée sur les pentes peut notamment se lire dans le portrait de Romane boulangerie à la Croix-Rousse, autre exemple d’une génération attentive au produit et à la fabrication quotidienne.
À Painpote, l’origine des ingrédients n’est pas un argument isolé : elle sert une idée simple, celle d’un pain précis, nourrissant et pensé pour être mangé.
Viennoiseries Painpote : les classiques de la boulangerie et les recettes plus audacieuses
La vitrine de viennoiseries constitue l’un des arguments les plus visibles de Painpote. Elle s’appuie sur des repères attendus — croissant, pain au chocolat, chausson aux pommes — tout en ouvrant la porte à des recettes moins convenues. Ce mélange évite le piège de la nouveauté systématique : les créations n’ont d’intérêt que si la pâte, le beurre et la cuisson restent au premier plan.
Le pain au chocolat utilise du chocolat Valrhona, choix cohérent avec une pâte feuilletée riche en beurre. Le chausson aux pommes associe une compote maison à une finition caramélisée à la cassonade. Ces deux exemples illustrent une ligne claire : partir d’une préparation connue, puis travailler le détail qui modifie réellement la dégustation. La cassonade apporte une fine croûte ; la compote maison conserve un fruit plus lisible qu’une garniture standardisée.
Les amateurs de pâte levée feuilletée trouvent aussi des kouign-amanns, dont la réussite dépend autant de la caramélisation que du dosage en beurre et en sucre. Plus singulier, le cruffin propose une forme cylindrique issue de la pâte à croissant, garnie ici d’un cœur praliné noisette. Ce type de pièce, popularisé bien au-delà de Lyon, peut facilement devenir lourd. Bien exécuté, il conserve au contraire des couches distinctes et une garniture qui ne masque pas le feuilletage.
La brioche feuilletée bicolore, avec insert de praliné, chocolat noir et amandes hachées, joue sur plusieurs textures : l’élasticité de la pâte briochée, le croustillant des fruits secs et l’amertume discrète du chocolat. Le roulé au chocolat noir et au sésame emprunte une voie plus adulte, moins sucrée, où la graine torréfiée apporte une profondeur intéressante. Ces associations s’éloignent de la simple pâtisserie de vitrine sans céder à l’exotisme de façade.
La proposition la plus révélatrice de cette recherche reste sans doute le croissant au zaatar. Ce mélange du Proche-Orient, composé généralement de thym, de sumac et de graines de sésame grillées, introduit une dimension herbacée et légèrement acidulée dans une forme très française. Le geste a du sens parce qu’il ne transforme pas le croissant en objet hybride incompréhensible : la pâte demeure celle d’une viennoiserie de tradition, mais son assaisonnement crée un usage nouveau, notamment au déjeuner ou à l’apéritif.
Des choix utiles pour composer un petit-déjeuner ou un goûter
La diversité de la vitrine permet de choisir selon l’envie et non selon un parcours imposé. Le croissant classique convient à un café rapide ; le chausson aux pommes accompagne volontiers un goûter ; le cruffin ou la brioche feuilletée s’adressent davantage à une pause gourmande. Cette graduation compte dans une boulangerie de quartier : chacun doit pouvoir trouver un produit simple, mais aussi découvrir une recette moins attendue lorsqu’il en a le temps.
| Produit | Prix indicatif | Repère de dégustation |
|---|---|---|
| Financier | 2,50 € | Format court pour une pause de l’après-midi |
| Flan ou cheesecake | 3,50 € | Choix plus généreux, à partager ou à emporter |
| Tarte à la praline | 3 € | Clin d’œil aux saveurs lyonnaises |
| Cookie | 3 € | Option simple et facilement transportable |
| Tartelette | 4,50 € | Pièce pâtissière pour un goûter plus posé |
Ces tarifs sont donnés à titre indicatif et méritent d’être confirmés en boutique, les recettes et coûts de fabrication pouvant évoluer. Ils situent néanmoins Painpote dans une gamme accessible pour une production qui utilise des ingrédients sélectionnés. La force de cette vitrine tient à son équilibre : elle respecte le croissant du matin tout en donnant une place crédible à l’invention.
Déjeuner chez Painpote dans le 6ème arrondissement : sandwichs, focaccias et alternatives
La réussite de Painpote ne repose pas uniquement sur le pain du matin et les viennoiseries. L’adresse s’est aussi installée dans les habitudes du déjeuner, un créneau déterminant rue Tronchet. Entre la gare des Brotteaux, les bureaux du secteur Foch et les commerces de proximité, beaucoup cherchent une solution rapide qui ne se réduise pas à un sandwich industriel ou à une formule impersonnelle.
La carte salée repose sur des sandwichs préparés dans une baguette au levain maison, des salades composées, des focaccias, des quiches et de petits pains garnis. Ce choix de formats permet de s’adapter au temps disponible. Une baguette garnie convient à un repas pris sur un banc ou au bureau ; une salade cuisinée apporte une alternative plus légère ; la focaccia répond à une envie de pâte moelleuse et de garniture généreuse.
La boutique annonce également des options végétariennes, sans gluten ou sans lactose. Il est utile de les demander directement au comptoir, particulièrement pour les régimes imposant une vigilance stricte face aux risques de traces ou de contamination croisée. Dans une petite production, la disponibilité dépend des fournées et des recettes du jour. Cette transparence vaut mieux qu’un affichage trop général : elle permet à chacun de choisir en connaissance de cause.
La garniture compte, naturellement, mais le support ne doit pas être oublié. Un sandwich préparé avec une bonne baguette possède une structure : la croûte protège l’intérieur, la mie absorbe une partie des jus et le pain conserve un goût propre. À l’inverse, une garniture bien choisie perd vite son intérêt si elle est enfermée dans un pain caoutchouteux. C’est précisément sur ce point que l’expérience d’Anthony Jazé dans la panification apporte une cohérence à l’offre de midi.
Les prix annoncés, de 5,50 € à 5,90 € pour les sandwichs, placent la formule dans une zone raisonnable au regard du quartier et de la fabrication maison. La salade est proposée à 8 €, la part de quiche à 4,50 €, tandis qu’un pain à burger est affiché à 1 €. Ces données donnent surtout des repères pour organiser un déjeuner : sandwich et pâtisserie pour une formule simple, ou salade et viennoiserie salée pour varier les textures.
La recherche de saveurs franches se retrouve dans les produits proposés. Le poulet utilisé dans les préparations est annoncé français, cuit et mariné sur place chaque matin. Le jambon est sans nitrite. Ces choix n’ont rien d’anecdotique : dans une offre de restauration rapide, le goût dépend souvent de la qualité de la garniture autant que de la recette. Une marinade préparée le matin donne davantage de relief qu’une viande simplement réchauffée.
Le 6ème arrondissement conserve une vie alimentaire moins spectaculaire que les Halles ou la Presqu’île, mais il gagne à être parcouru à pied. Après un passage chez Painpote, la rue Tronchet mène facilement vers le cours Franklin-Roosevelt, le parc de la Tête d’or ou les quais du Rhône. Les lecteurs qui souhaitent prolonger cette promenade gourmande peuvent également consulter l’adresse Café Rosa et ses saveurs authentiques, dans un autre registre de convivialité lyonnaise.
Painpote traite le déjeuner avec le même sérieux que le fournil : le repas rapide reste simple, mais il ne renonce ni au produit ni au goût.
Préparer une visite à Painpote rue Tronchet et découvrir le quartier Foch
Pour profiter de Painpote dans de bonnes conditions, mieux vaut organiser sa visite selon l’heure. La boulangerie est ouverte du lundi au vendredi, de 7 h à 19 h. Le créneau matinal convient aux achats de pain et de viennoiseries, tandis que la période précédant midi concentre logiquement les demandes pour les produits salés. En fin de journée, la disponibilité dépend des fournées et de l’affluence : les habitués qui visent une création particulière ont intérêt à passer avant la sortie des bureaux.
L’adresse indiquée est le 8 rue Tronchet, 69006 Lyon. Depuis le métro Foch, sur la ligne A, il faut compter quelques minutes de marche en direction de la rue de Créqui. Depuis les Brotteaux, l’itinéraire reste également simple, en remontant vers le sud-ouest. La rue se parcourt sans difficulté majeure, mais les personnes ayant des besoins spécifiques d’accessibilité peuvent contacter directement l’établissement avant leur venue afin de vérifier les modalités d’accueil et de retrait.
Le quartier offre un cadre adapté à une pause sans détour touristique. La place Maréchal-Lyautey, avec ses alignements d’arbres et ses bancs, se trouve à proximité. Les quais du Rhône permettent ensuite de rejoindre la Presqu’île à pied, en longeant le fleuve. À l’est, le parc de la Tête d’or reste une option évidente pour un déjeuner pris dehors lorsque la météo le permet. Un sandwich bien emballé, une pâtisserie et une marche jusqu’aux grilles du parc composent un itinéraire très lyonnais, sans programme compliqué.
Quelques repères facilitent l’achat selon les besoins :
- Pour un petit-déjeuner rapide, privilégiez les premières heures d’ouverture et choisissez parmi les croissants, pains au chocolat ou danishs.
- Pour un déjeuner à emporter, arrivez avant le pic de midi afin de conserver un choix plus large de sandwichs, salades et focaccias.
- Pour offrir ou partager, les flans, cheesecakes, tartes à la praline et tartelettes constituent des formats faciles à transporter.
- Pour un repas à la maison, complétez l’achat avec un pain au levain et, si besoin, un pain à burger vendu à l’unité.
La relation entre Painpote et son environnement mérite enfin d’être soulignée. Cette boulangerie ne transforme pas le 6ème arrondissement en décor de carte postale ; elle participe plutôt à sa trame quotidienne. Le quartier vit par ses écoles, ses bureaux, ses marchés, ses cabinets, ses restaurants et ses commerces de bouche. Une adresse utile est celle qui répond à ces rythmes tout en gardant une personnalité propre.
Pour suivre les ouvertures, changements d’horaires et initiatives qui façonnent la ville, la rubrique actualité Lyon et Rhône permet de replacer ce type d’adresse dans la vie locale. Les informations pratiques restent toutefois à vérifier directement auprès de la boutique avant un déplacement, notamment lors des jours fériés ou des périodes estivales.
Rue Tronchet, Painpote prouve qu’une boulangerie de proximité peut conjuguer tradition du fournil, attention aux produits et plaisir de découvrir de nouvelles associations.
Où se trouve Painpote à Lyon ?
Painpote se situe au 8 rue Tronchet, dans le 6ème arrondissement de Lyon, à proximité de la station de métro Foch et de la place Maréchal-Lyautey.
Quels sont les horaires de Painpote ?
La boulangerie est annoncée ouverte du lundi au vendredi, de 7 h à 19 h. Il est prudent de vérifier les horaires directement auprès de l’établissement lors des jours fériés et des périodes de congés.
Quels produits peut-on acheter chez Painpote ?
L’offre comprend des pains au levain, des viennoiseries classiques et créatives, des pâtisseries, des sandwichs, des focaccias, des salades, des quiches et des petits pains salés.
Painpote propose-t-elle des options pour des régimes particuliers ?
La boutique propose des options végétariennes, sans gluten ou sans lactose selon les préparations disponibles. Pour une allergie ou une intolérance stricte, demandez les informations précises au comptoir avant l’achat.