En bref
- Grains de Sucres, à Saint-Just, propose une version pistache régulière, à la pâte feuilletée légère et au cœur crémeux.
- Guillaume Flochon, à Vaise, travaille le New York roll en séries limitées, renouvelées chaque mois et vendues sur quelques jours précis.
- Jinsi, à Caluire-et-Cuire, décline cette viennoiserie en plusieurs parfums, de la vanille au sésame noir.
- Maison Antoine, sur le quai Saint-Antoine, assume une lecture généreuse autour du praliné, du dulcey et de la praline rose.
- Le New York roll se déguste idéalement peu après l’achat, ou après un court retour à température ambiante lorsqu’il a été conservé au frais.
| Maison | Adresse | Repère gourmand | Prix indicatif communiqué |
|---|---|---|---|
| Guillaume Flochon | 26 bis rue Masaryk, Lyon 9e | Éditions limitées mensuelles | 6 € |
| Grains de Sucres | 45 rue de Trion, Lyon 5e | Pistache et chocolat blanc | 3,90 € |
| Jinsi | 124 rue Coste, Caluire-et-Cuire | Large choix de parfums | 5 € |
| Maison Antoine | 18 quai Saint-Antoine, Lyon 2e | Praliné ou praline rose | 3,90 € |
Comprendre le New York roll avant de choisir les meilleures adresses à Lyon
Le New York roll appartient à cette famille récente de viennoiseries qui prennent la forme d’un objet très photographié, mais dont l’intérêt repose d’abord sur la qualité du tourage. Également appelé NY roll ou croissant roll, il associe une pâte levée feuilletée roulée en spirale, une garniture onctueuse et un décor de chocolat, de praliné ou de fruits secs. Sa silhouette circulaire, plus dense qu’un croissant, concentre les couches de beurre et donne une mâche très particulière.
Le principe vient des États-Unis, où la boulangerie Lafayette Grand Café & Bakery a contribué à populariser cette variation autour de la pâte à croissant. La formule est ensuite arrivée dans les vitrines françaises avec une rapidité remarquable. Lyon, dont la gastronomie sait accueillir les influences sans abandonner le goût du travail artisanal, a vu plusieurs pâtissiers s’en emparer dès 2022 et 2023.
Ce succès ne tient pas seulement à l’apparence. Un roll réussi doit rester lisible en bouche : le feuilletage doit craquer sans devenir sec, la crème doit garnir sans noyer la pâte, et le glaçage doit apporter une note franche plutôt qu’une couche de sucre uniforme. Les versions les plus convaincantes maintiennent donc un équilibre entre trois textures : l’extérieur caramélisé, les strates aériennes du cœur et une garniture froide ou souple.
Cette précision explique aussi les écarts d’une maison à l’autre. Certaines pâtisseries choisissent une crème pâtissière compacte, proche d’un flan très lisse. D’autres préfèrent une crème montée ou un mascarpone parfumé, plus léger. À Lyon, la pistache domine souvent les vitrines, suivie par le praliné noisette, le chocolat et le caramel. La praline rose, signature régionale, permet quant à elle de donner à cette création new-yorkaise une inflexion locale sans forcer le trait.
Il serait pourtant réducteur de le considérer comme un simple dessert de street food. Sa fabrication réclame du temps : détrempe, tours successifs, repos au froid, façonnage, pousse puis cuisson. L’étape de garnissage intervient lorsque la viennoiserie a refroidi, afin de préserver le croustillant. Une crème introduite trop tôt ou trop généreusement alourdit rapidement l’ensemble. Voilà pourquoi les quantités sont parfois limitées et pourquoi certaines maisons ne le proposent que quelques jours par mois.
Le bon moment pour le goûter dépend de la recette. Un exemplaire très garni, acheté pour un repas à emporter ou un goûter différé, supporte mieux un passage au réfrigérateur. Il convient alors de le sortir une trentaine de minutes avant dégustation : le beurre reprend de la souplesse et les arômes de fruits secs se montrent davantage. Un modèle peu garni, en revanche, mérite d’être croqué dès la sortie de boutique, lorsque les bords gardent encore leur finesse.
Le New York roll n’a pas vocation à remplacer le croissant du matin, pas plus qu’un sushi ne remplace un mâchon lyonnais ou qu’un restaurant de cuisine japonaise se confond avec un bouchon. Il compose plutôt une parenthèse gourmande, plus généreuse, souvent conçue pour être partagée. Son format se prête particulièrement bien à une pause sur les quais, après le marché Saint-Antoine ou avant une promenade vers Saint-Just.
Cette viennoiserie récompense une dégustation attentive : la pâte doit rester au centre, car c’est elle qui distingue une création pâtissière aboutie d’un simple cylindre très sucré.

Grains de Sucres à Lyon 5e pour un New York roll pistache équilibré
Au 45 rue de Trion, dans le 5e arrondissement, Grains de Sucres propose une adresse particulièrement commode pour prolonger une marche entre Saint-Just et le Vieux-Lyon. La boutique a fait du New York roll à la pistache l’une de ses préparations régulières. Cette constance compte : elle évite la course à la nouveauté et permet au public de retrouver une recette dont les équilibres ont été travaillés dans le temps.
La particularité de cette version tient au montage. Le rouleau est ouvert en deux, garni de façon homogène, puis refermé par un glaçage. Le cœur associe mascarpone et crème de pistache d’Iran préparée par la maison. Sur le dessus, le chocolat blanc s’accompagne d’une crème de pistache et d’éclats de fruits secs sablés. L’ensemble pourrait facilement devenir massif ; il ne l’est pas lorsque la pâte conserve sa légèreté.
La pistache exerce un pouvoir de séduction évident, mais elle pardonne peu les excès. Trop sucrée, elle se réduit à une couleur. Trop grasse, elle écrase le feuilletage. Ici, le meilleur repère reste le contraste entre le goût légèrement végétal du fruit, la douceur lactée du mascarpone et la fine amertume qu’apporte une cuisson bien menée. C’est un choix judicieux pour celles et ceux qui découvrent cette spécialité et souhaitent commencer par une saveur nette, immédiatement reconnaissable.
Les informations communiquées indiquent une ouverture du mardi au vendredi de 7 h à 19 h 30, le samedi jusqu’à 18 h 30 et le dimanche de 8 h à 13 h. Le prix signalé est de 3,90 €. Avant un déplacement, notamment les jours fériés ou pendant les périodes de congés scolaires, un contrôle des horaires de la boutique reste utile. La rue de Trion est desservie par les lignes qui relient Saint-Just et le centre-ville ; le trajet à pied depuis le funiculaire permet aussi de traverser un secteur où les pentes imposent un rythme tranquille.
Le moment de consommation mérite une petite stratégie. À l’achat, le glaçage est ferme, tandis que la garniture est fraîche. Pour une dégustation immédiate, une serviette et un couteau ne sont pas superflus : ce n’est pas la viennoiserie la plus discrète d’une promenade. À deux, le partage se défend très bien, surtout après un déjeuner. Le format contient une richesse qui peut faire office de dessert plutôt que de simple encas.
La proximité de Saint-Just invite à composer une sortie sans programme chargé. Il est possible de prendre la pâtisserie puis de redescendre vers le Vieux-Lyon par les rues qui rejoignent Saint-Georges. Le quartier se prête moins à la consommation debout et pressée qu’à une halte sur un banc ou à la maison. Cette manière de goûter le produit convient d’ailleurs à la recette : le temps laissé à la crème pour se détendre fait ressortir les arômes de pistache.
Pour varier une après-midi sucrée sans multiplier les pâtisseries, il peut être utile de consulter cette sélection de salons de thé à Lyon. Un thé noir peu fumé ou un thé vert aux notes végétales accompagne mieux cette version qu’une boisson très vanillée, qui répéterait inutilement la rondeur du chocolat blanc.
Grains de Sucres montre qu’un New York roll convaincant n’a pas besoin d’accumuler les effets : une pistache bien conduite, une crème mesurée et une pâte respectée suffisent à installer le plaisir.
Guillaume Flochon à Vaise pour un New York roll en édition limitée
Au 26 bis rue Masaryk, dans le 9e arrondissement, le pâtissier Guillaume Flochon a choisi une voie différente : le New York roll n’est pas une présence quotidienne, mais un rendez-vous de production limité. La première apparition de cette création remonte au Salon du chocolat de novembre 2022. Face à l’accueil reçu, la maison a installé un rythme précis : une recette renouvelée, proposée les derniers jeudis, vendredis et samedis de chaque mois.
Cette organisation rappelle que la viennoiserie n’est pas une mécanique industrielle. Elle permet de concentrer le travail sur une garniture saisonnière ou sur une association plus technique, sans immobiliser chaque jour l’équipe sur une production fragile. Le public y gagne également une raison de revenir. Ici, l’intérêt ne tient pas à une collection permanente de parfums, mais à une variation ponctuelle qui peut évoluer avec les envies du pâtissier.
Une recette annoncée au printemps associait une crème pâtissière vanille allégée, travaillée dans l’esprit d’une crème montée, et un praliné pécan. Le dessus réunissait chocolat au lait et noix de pécan caramélisées. Cette construction a l’avantage de rechercher la nuance : la vanille apporte une base claire, la noix de pécan donne une profondeur beurrée, tandis que le caramel des fruits secs répond aux notes torréfiées du feuilletage.
La quantité annoncée pour cette série était de 500 pièces. Ce chiffre donne la mesure de l’engouement, mais aussi de la nécessité d’anticiper. Pour éviter un passage inutile, mieux vaut consulter les annonces de la maison ou commander lorsque cette possibilité est ouverte. Les horaires communiqués sont du mardi au samedi, de 8 h à 19 h, et le tarif de référence s’établit à 6 €. Les recettes, jours précis et disponibilités varient selon les éditions.
Vaise fournit un cadre commode pour cette escapade. Le quartier n’est plus seulement un point de transit entre le centre et les Monts d’Or : ses commerces de bouche, ses marchés et ses rues résidentielles encouragent à y prendre le temps. Depuis le métro Gare de Vaise, la rue Masaryk se rejoint facilement à pied. Ce détail pratique fait la différence lorsque l’on transporte une pâtisserie délicate, sensible aux secousses et à la chaleur.
La recommandation de dégustation mérite d’être retenue. Si le roll doit attendre, la maison conseille une conservation au frais puis une sortie environ trente minutes avant de le manger. Le conseil semble modeste, mais il est déterminant : trop froid, le beurre se fige et les parfums s’éteignent ; trop longtemps à température ambiante, le glaçage perd de sa tenue. Cette demi-heure restitue une texture plus souple, sans sacrifier le relief de la pâte.
Cette adresse convient particulièrement aux amateurs qui préfèrent une pâtisserie construite comme une petite série de saison. Dans une ville habituée aux vitrines abondantes, ce choix de rareté crée un rapport plus attentif au produit. Il faut accepter de ne pas tout trouver immédiatement, mais la contrainte accompagne une vraie intention de fabrication.
Guillaume Flochon rappelle ainsi que le New York roll peut devenir un objet de pâtisserie d’auteur : le rouleau reste reconnaissable, tandis que la recette mensuelle déplace chaque fois son centre de gravité.
Jinsi à Caluire-et-Cuire pour choisir un New York roll selon ses envies
Au 124 rue Coste, à Caluire-et-Cuire, Jinsi s’adresse aux amateurs qui aiment comparer les parfums plutôt que s’en tenir à une recette unique. Ouverte en décembre 2022, la boulangerie a rapidement attiré une clientèle venant aussi bien du Plateau que des arrondissements voisins. Son offre de New York rolls s’inscrit dans une vitrine plus large, où les viennoiseries et les flans installent déjà un vocabulaire généreux.
Le choix est l’argument principal de la maison. Chocolat, citron, pistache, caramel, vanille ou sésame noir peuvent apparaître parmi les déclinaisons. Cette diversité donne une place singulière à l’adresse : au lieu de présenter le roll comme une seule recette emblématique, elle le traite comme un support de pâtisserie. La pâte feuilletée forme la base commune ; le parfum choisi imprime ensuite une direction très différente à l’ensemble.
La vanille constitue souvent le meilleur point de départ. Elle permet de mesurer la qualité de la crème pâtissière sans l’appui d’un arôme très puissant. Le chocolat rassure les palais classiques, tandis que le citron apporte une tension bienvenue après un repas. La pistache reste une valeur sûre, mais le sésame noir mérite l’attention : sa saveur grillée, plus complexe, introduit une légère amertume et évite l’impression de sucre continu.
La générosité de la garniture fait partie de l’identité du lieu. Elle peut séduire les gourmands qui recherchent un dessert franc, mais appelle une dégustation mesurée. Un New York roll très chargé en crème se partage facilement, surtout lorsqu’il s’ajoute à un café ou à un déjeuner. Le couper proprement en deux permet aussi de comparer les parfums autour de la table, sans transformer la découverte en repas trop copieux.
Les horaires communiqués sont les suivants : mardi au vendredi de 6 h 30 à 19 h, samedi de 7 h à 19 h et dimanche de 7 h à 13 h. Le prix indicatif est de 5 €. Cette amplitude matinale rend l’adresse intéressante pour une prise avant le travail ou avant une balade sur le Plateau. Caluire se rejoint notamment depuis la Croix-Rousse, mais les dénivelés et les correspondances invitent à prévoir le trajet plutôt qu’à improviser avec une boîte de pâtisserie sous le bras.
Le contexte local éclaire aussi l’intérêt de cette halte. Caluire-et-Cuire marque une transition entre Lyon dense et les communes du nord. Les habitudes y sont moins celles d’un centre-ville entièrement tourné vers la consommation immédiate. Prendre un roll chez Jinsi peut devenir le prélude à une promenade vers le parc de la Tête d’Or ou à un retour par les pentes de la Croix-Rousse, selon le temps disponible.
Dans un paysage culinaire où l’on passe volontiers d’un comptoir de sushi à un restaurant de cuisine japonaise, puis à une pâtisserie, cette pluralité de recettes a du sens. Elle répond à des préférences précises plutôt qu’à une tendance abstraite. Le sésame noir parlera davantage à qui apprécie les desserts japonais ; le caramel et le chocolat satisferont les amateurs de saveurs plus familières.
Jinsi transforme donc le New York roll en terrain de comparaison : le choix du parfum devient une manière simple de comprendre ce que la crème et le glaçage changent au feuilletage.
Maison Antoine sur le quai Saint-Antoine pour un New York roll à partager
Au 18 quai Saint-Antoine, dans le 2e arrondissement, Maison Antoine installe ses pâtisseries colorées au bord de la Saône, à quelques pas du marché. La situation est idéale pour une pause au centre de Lyon : on peut y passer après avoir choisi des produits frais sur les étals, avant de rejoindre la Presqu’île, ou simplement pour emporter un dessert vers les quais. La boutique privilégie une lecture volontiers gourmande de la viennoiserie américaine.
La recette classique de la maison associe une crème pralinée, un nappage de dulcey et des éclats de noisettes. Le dulcey, chocolat blond aux notes biscuitées et caramélisées, convient naturellement au praliné. Il prolonge les arômes de noisette sans imposer la force parfois dominante d’un chocolat noir. Cette association produit une bouche ronde, presque confiserie, dont la pâte feuilletée doit apporter le nécessaire contrepoint.
Une variation à la praline rose est également apparue dans l’offre. Elle conserve le format circulaire, mais installe la garniture au centre, à la façon d’un petit puits. Le clin d’œil lyonnais est assumé sans prétendre transformer la pâtisserie en tradition ancienne. La praline rose est bien un marqueur régional, présent notamment dans la tarte et la brioche ; l’utiliser ici permet de relier une forme contemporaine à une mémoire gourmande locale.
Le prix communiqué est de 3,90 €, ce qui place cette proposition parmi les plus accessibles de la sélection. Les horaires indiqués sont du lundi au samedi de 7 h 30 à 19 h, et le dimanche de 8 h à 14 h. Le quai Saint-Antoine connaît une forte fréquentation, en particulier les matinées de marché et les week-ends. Venir tôt offre généralement une expérience plus tranquille et laisse le temps de choisir avant la promenade.
Le conseil de partage n’a rien d’une formule. Entre la crème, le glaçage et le feuilletage, le format peut rassasier deux personnes après un déjeuner léger. C’est même une façon très agréable de le découvrir : chacun goûte une moitié, échange ses impressions, puis décide si la prochaine halte ira vers la pistache, le caramel ou la praline. Pour une sortie à plusieurs, prendre deux parfums différents permet de comparer les textures sans excès.
Cette adresse s’accorde bien avec l’esprit du quartier. Le marché voisin appelle les saveurs directes, les produits généreux et les achats qui se transportent. Le New York roll ne remplace évidemment pas les spécialités du marché ni les tables de restaurant de la Presqu’île, mais il s’insère dans cette géographie du plaisir alimentaire. Il peut être le dessert d’un déjeuner sur le pouce, ou l’étape finale d’une balade entre les Terreaux et Bellecour.
Les amateurs de pauses plus posées pourront compléter l’itinéraire en repérant une adresse pour prendre le thé dans Lyon. Une boisson peu sucrée reste la meilleure alliée de cette recette : café serré, thé nature ou infusion légèrement acidulée permettent au dulcey et aux noisettes de s’exprimer sans surcharge.
Maison Antoine donne au New York roll une allure de dessert de quai : généreux, facile à partager et suffisamment lyonnais dans sa variation rose pour ne pas sembler importé tel quel.
Bien déguster un New York roll à Lyon sans perdre le croustillant
Choisir parmi les meilleures adresses ne suffit pas toujours : cette viennoiserie demande quelques gestes simples pour être appréciée à sa juste mesure. Son principal ennemi est le temps mal géré. Fraîchement garni, le contraste entre pâte croustillante et crème froide est net. Plusieurs heures dans une boîte fermée, surtout lorsqu’il fait doux, peuvent ramollir les couches extérieures et condenser l’humidité autour du glaçage.
Pour une dégustation à la maison, le transport doit donc être le plus court possible. Gardez la boîte à plat, évitez de l’écraser sous des courses et ne la laissez pas dans une voiture chauffée. Si l’achat précède un autre rendez-vous, un passage au frais est préférable. Le retour à température ambiante devra être progressif, autour d’une trentaine de minutes, afin de redonner au beurre et à la crème une consistance agréable.
Le choix de la boisson joue également un rôle. Un café noir convient aux recettes pralinées, caramel ou chocolat au lait, car son amertume nettoie le palais. Avec un roll citron, un thé vert léger ou une infusion de verveine maintient une ligne plus fraîche. Les versions pistache ou sésame noir gagnent à être associées à un thé peu parfumé, qui ne masque pas les notes grillées. Une boisson très sucrée double inutilement l’intensité du glaçage.
La part raisonnable dépend de l’heure et de la recette. Le matin, un modèle peu chargé peut remplacer une viennoiserie classique. Après un déjeuner dans un restaurant, ou après un plateau de sushi, mieux vaut le considérer comme un dessert à partager. Cette précaution n’enlève rien au plaisir : elle donne au contraire la possibilité de distinguer les textures et de ne pas réduire l’expérience à une sensation de saturation.
Quelques repères permettent de faire un choix plus éclairé :
- Pour la finesse du feuilletage, privilégiez les maisons qui limitent la garniture et soignent les séries de production.
- Pour la pistache, Grains de Sucres offre une recette centrée sur le mascarpone et les éclats sablés.
- Pour l’effet découverte, Jinsi permet de comparer vanille, citron, caramel, chocolat ou sésame noir.
- Pour une édition ponctuelle, surveillez le calendrier de Guillaume Flochon à Vaise.
- Pour partager à deux, Maison Antoine propose un format particulièrement adapté, notamment autour du praliné ou de la praline rose.
Il faut aussi accepter que cette pâtisserie ne soit pas destinée à tous les moments. Le New York roll est plus riche qu’un croissant ordinaire et moins pratique qu’une tartelette. Son intérêt naît précisément de cette générosité. Il accompagne un après-midi de marché, une visite entre deux quartiers ou un repas à emporter qui mérite une note sucrée plus travaillée.
À Lyon, cette vogue a surtout révélé la capacité des pâtissiers à adapter une forme étrangère à leurs propres gestes. Entre la pécan de Vaise, la pistache de Saint-Just, les parfums de Caluire et la praline rose du quai Saint-Antoine, chaque adresse donne une raison concrète de recommencer la dégustation.
Quel est le prix d’un New York roll à Lyon ?
Les prix indicatifs relevés dans cette sélection vont de 3,90 € à 6 €, selon la maison, la recette et le caractère permanent ou limité de la production.
Où trouver un New York roll à la pistache à Lyon ?
Grains de Sucres, au 45 rue de Trion dans le 5e arrondissement, propose une version garnie de mascarpone et de crème de pistache, avec glaçage au chocolat blanc.
Comment conserver un New York roll avant de le manger ?
Conservez-le au frais s’il ne peut pas être dégusté rapidement, puis laissez-le revenir environ trente minutes à température ambiante pour assouplir la pâte et réveiller les arômes.
Le New York roll se partage-t-il facilement ?
Oui. Sa richesse et son format en font souvent un dessert à partager, particulièrement pour les recettes très garnies en crème, praliné ou glaçage.