Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Une rue en pente qui porte le nom d’un empereur romain, des traboules, un ancien atelier de menuisier devenu lieu d’exposition. Au 18 bis, Rosalie a repris le flambeau d’un quartier qui n’a jamais cessé de mélanger les genres.

La façade du 18 bis rue des Tables Claudiennes, à la tombée du jour. Photo : Rosalie

Les pentes, un village posé au-dessus de Lyon

Le site historique de Lyon est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998. Ses 427 hectares ne s’arrêtent pas au Vieux-Lyon : ils englobent aussi Fourvière, la Presqu’île nord et les pentes de la Croix-Rousse.

Ces pentes ont une histoire industrielle. Au XIXe siècle, les canuts y tissaient la soie dans des immeubles hauts, aux plafonds taillés pour les métiers à tisser. Les traboules traversaient les cours pour porter les pièces d’un atelier à l’autre, à l’abri de la pluie.

Il reste de cette époque une manière de vivre particulière : des commerces de proximité, un marché, des cours intérieures, des voisins qui se connaissent. La place des Terreaux est à cinq minutes à pied, et le quartier garde pourtant son rythme, ses habitudes et ses adresses.

Le quartier se traverse à pied, et c’est la meilleure façon de le comprendre. Une rue en appelle une autre, une cour ouvre sur une traboule, et la montée finit toujours par un point de vue.

La pente se lit dans le paysage. Les rues montent droit vers le boulevard, les toits s’étagent, et la vue s’ouvre sur la Saône et les toits du Vieux-Lyon dès qu’on prend un peu de hauteur.

Une rue qui porte le nom d’un empereur

Le nom de la rue vient d’un objet. En 48 de notre ère, l’empereur Claude, né à Lugdunum, prononce devant le Sénat romain un discours qui ouvre aux notables gaulois les fonctions publiques de Rome. Le texte est gravé sur une table de bronze.

Deux fragments sont mis au jour en 1528, dans une vigne de la colline. La Ville les achète l’année suivante, et la rue prend leur nom. Les deux morceaux sont aujourd’hui conservés au musée Lugdunum, à Fourvière.

La rue coupe la pente entre la rue Lucien-Sportisse et la montée Saint-Sébastien. On y entre par hasard, en sortant d’une traboule, et on y revient pour le calme des cours et la lumière de fin d’après-midi.

Elle appartient au réseau des traboules du quartier. Ces passages traversent les immeubles et les cours, du haut des pentes jusqu’aux quais, et servent encore de raccourci aux habitants.

Les vies d’un 18 bis

Le bâtiment a eu plusieurs métiers. Atelier d’un artisan menuisier, puis centre social auto-géré, puis disquaire de musique électronique, puis bar associatif pendant une dizaine d’années.

En 2026, une association loi 1901 reprend le local et lui donne le nom de Rosalie. Le projet tient en une phrase : un espace populaire où l’on expose, où l’on boit un verre et où l’on rencontre ses voisins.

L’intérieur a gardé la trace des vies précédentes : sol en granito, comptoir en bois chiné, papier peint floral dans la salle du fond. Les murs clairs, eux, restent libres pour les accrochages.

La devanture ouverte sur la rue, un soir de programmation. Photo : Rosalie

Exposer gratuitement, boire à prix doux

Chez Rosalie, la salle d’exposition et le bar ne font qu’un. On entre pour voir les œuvres accrochées aux murs, on reste pour un café ou un sirop, et l’on finit par discuter avec la personne derrière le comptoir.

Les expositions sont gratuites. Le lieu change d’accrochage plusieurs fois par mois et lance un appel à projet auprès des artistes qui cherchent un mur pour montrer leur travail.

L’agenda mêle expositions, concerts et ateliers d’écriture. L’entrée reste libre.

Côté comptoir, la carte reste courte : café, sirops, bières locales, pâtisseries maison. L’ensemble des recettes finance les expositions et les ateliers créatifs ouverts au quartier. Le fonctionnement est celui d’un bar associatif dans les pentes de la Croix-Rousse : chaque visiteur devient membre de l’association, à prix libre, deux euros conseillés.

Le comptoir en bois et son papier peint floral. Photo : Rosalie

Le brunch du samedi et du dimanche

Le week-end, la table prend le relais, de 10h00 à 15h00. Le brunch est fait maison, à partir de recettes de famille.

La formule réunit une boisson chaude (café filtre, thé en théière ou chicorée au lait), une boisson froide (citronnade maison ou jus de pomme bio), du fromage blanc ou une compote, et des tartines de pain de campagne avec beurre et confiture.

Les places sont limitées et la réservation obligatoire.

Trois raisons de pousser la porte

  • Les expositions sont gratuites et changent souvent, dans un lieu qui n’a rien d’une galerie intimidante.
  • L’adhésion est à prix libre et la carte du bar reste à portée de toutes les bourses.
  • Le lieu est à cinq minutes du métro Croix-Paquet, dans une rue qui mérite la balade à elle seule.

L’adresse fait partie de ces lieux qui changent de visage sans changer de fonction. Un atelier, un centre social, un disquaire, un bar : le 18 bis a toujours servi de point de rencontre à l’échelle d’une rue. Rosalie prolonge la série, avec des expositions gratuites et un comptoir ouvert à tous.

Infos pratiques

  • Adresse : 18 bis rue des Tables Claudiennes, 69001 Lyon.
  • Métro ligne C, stations Croix-Paquet ou Croix-Rousse. Bus C13 et C18, arrêt Mairie du 1er ; S6 et 141, arrêt Tables Claudiennes.
  • Horaires : ils suivent la programmation et changent, mieux vaut vérifier sur le site avant de venir.
  • Brunch : samedi et dimanche de 10h00 à 15h00, réservation obligatoire.
  • Contact : [email protected], et @espace.rosalie sur Instagram.

Photos : Rosalie, 18 bis rue des Tables Claudiennes, Lyon 1er.