En bref
- Newcleo, start-up franco-italienne du nucléaire, a choisi la tour Silex du quartier de la Part-Dieu pour installer son antenne française à Lyon.
- L’entreprise travaille sur des réacteurs modulaires de faible puissance, refroidis au plomb fondu et conçus pour employer des matières issues du retraitement du combustible nucléaire.
- Son projet prévoit un démonstrateur rapide de 30 MW autour de 2032, sur un site nucléaire français qui restait à confirmer lors des dernières annonces publiques.
- L’implantation lyonnaise s’appuie sur les compétences régionales de Framatome, Orano, du CEA et de la filière industrielle nucléaire.
Newcleo installe son antenne française dans la tour Silex à la Part-Dieu
À la Part-Dieu, les grandes tours racontent depuis longtemps l’évolution des activités lyonnaises. Elles ont d’abord accompagné l’essor des banques, des sièges sociaux et des services aux entreprises ; elles accueillent désormais une part croissante des métiers de l’ingénierie, du numérique et de la transition énergétique. L’arrivée de Newcleo dans la tour Silex inscrit le nucléaire dans ce paysage tertiaire très dense, à quelques minutes à pied de la gare, du centre commercial et de la bibliothèque municipale.
L’entreprise, créée en 2021 et portée par des compétences venues notamment d’Italie, de France et du Royaume-Uni, a établi son antenne française à Lyon au printemps. Ce choix n’a rien d’anecdotique. La métropole se situe au cœur d’un vaste bassin industriel qui relie la vallée du Rhône, les sites de production électrique, les grands équipementiers et les centres de recherche consacrés à l’atome. Depuis la Part-Dieu, les équipes peuvent rejoindre rapidement les interlocuteurs techniques de la région tout en restant connectées aux réseaux nationaux par le rail.
La tour Silex 2, souvent appelée Silex², se trouve au 10 rue des Cuirassiers, dans le 3e arrondissement. Achevée en 2021 et haute de 129 mètres, elle a été construite au contact de l’ancienne tour EDF. Ce voisinage architectural donne une résonance particulière à l’arrivée d’une entreprise qui ambitionne de développer une nouvelle génération de réacteurs. Il ne s’agit pas d’installer une activité nucléaire dans la tour elle-même, mais bien des bureaux, des fonctions de conception, de coordination et de recherche appliquée.
Le quartier conserve ainsi sa fonction de carrefour professionnel. À l’échelle lyonnaise, cette implantation rend visible une filière parfois discrète dans l’espace urbain. Les ateliers, laboratoires et usines se trouvent généralement hors du centre, tandis que les équipes de projet se réunissent dans les grands immeubles de bureaux. Newcleo rejoint cette logique : la Part-Dieu sert de point d’appui administratif et scientifique, sans transformer la tour Silex en site industriel.
| Repère | Information utile |
|---|---|
| Entreprise | Newcleo, start-up franco-italienne spécialisée dans les réacteurs rapides refroidis au plomb |
| Implantation lyonnaise | Tour Silex 2, 10 rue des Cuirassiers, Lyon 3e |
| Quartier | Part-Dieu, à proximité immédiate de la gare Lyon-Part-Dieu |
| Projet annoncé | Démonstrateur de 30 MW visé autour de 2032, sous réserve des autorisations et confirmations nécessaires |
| Financement évoqué | Levée de fonds de 400 millions d’euros annoncée pour le développement des réacteurs |
Pour les habitants, l’intérêt de cette présence ne tient donc pas à une promesse abstraite. Elle confirme que Lyon reste un lieu où se préparent les projets industriels de long terme, y compris ceux qui se déploieront ailleurs. Le quartier de la Part-Dieu, souvent décrit à travers ses chantiers et ses flux de voyageurs, prend ici une dimension supplémentaire : celle d’un poste d’observation sur les transformations de l’énergie.
Cette implantation mérite aussi d’être replacée dans l’histoire économique locale. Des entreprises comme Framatome, Orano, EDF et de nombreux sous-traitants ont façonné une culture d’ingénierie très présente dans la région. Newcleo arrive dans un territoire qui connaît déjà les exigences de qualité, de sûreté et de traçabilité propres au secteur. Le choix de la tour Silex n’est pas seulement une affaire d’adresse : il traduit l’accès à un vivier de compétences que peu de métropoles françaises peuvent réunir aussi directement.

La technologie nucléaire de Newcleo repose sur le refroidissement au plomb fondu
Le projet de Newcleo se distingue des réacteurs à eau pressurisée qui composent l’essentiel du parc nucléaire français. L’entreprise développe des réacteurs rapides refroidis au plomb fondu. Dans cette architecture, le plomb liquide joue le rôle de fluide caloporteur : il récupère la chaleur produite dans le cœur puis participe, selon le schéma retenu, à son transfert vers un système de production d’énergie.
Cette voie technologique appartient à une famille de recherches anciennes, mais elle revient aujourd’hui dans le débat industriel avec des matériaux, des outils de simulation et des exigences de sûreté renouvelés. Les réacteurs rapides ont notamment pour particularité de fonctionner avec un spectre de neutrons différent de celui des réacteurs conventionnels. Leur intérêt théorique réside dans une meilleure valorisation de certaines matières nucléaires et dans la possibilité d’utiliser des combustibles issus du retraitement.
Newcleo met en avant un argument de sûreté passive. Lorsque la température baisse ou qu’un incident entraîne l’arrêt du système, le plomb peut se solidifier. Massimo Marino, responsable de l’antenne française, résumait ce mécanisme par l’image d’un sarcophage de plomb qui se forme autour des éléments concernés. Cette formulation rend le principe accessible, mais elle ne doit pas masquer la réalité technique : un tel dispositif exige des études poussées sur les matériaux, la corrosion, les températures, la maintenance et les procédures d’exploitation.
Le plomb fondu n’est pas un matériau ordinaire à manipuler. Il impose de maintenir des conditions thermiques précises pour éviter sa solidification dans des zones non prévues, tout en garantissant la tenue des équipements sur de longues durées. Les alliages employés, les soudures, les pompes et les instruments de contrôle deviennent donc des éléments centraux du programme. C’est précisément sur ce terrain que la région lyonnaise dispose d’une expérience utile, grâce à ses ingénieristes, ses fabricants d’équipements et ses laboratoires.
La dimension innovante du projet ne consiste pas à prétendre effacer les contraintes du nucléaire. Elle vise plutôt à proposer une réponse différente aux enjeux connus : réduire les volumes d’installations, améliorer certains mécanismes de sûreté et donner une seconde utilité à des matières déjà présentes dans le cycle du combustible. Le passage du concept au démonstrateur reste toutefois une étape longue. Il suppose des validations techniques, des contrôles réglementaires, des choix de fournisseurs et une démonstration claire de la fiabilité du système.
Dans le paysage énergétique français, cette prudence est essentielle. Le nucléaire demeure un domaine où les calendriers ne se décrètent pas depuis une tour de bureaux. Les autorités de sûreté, les procédures environnementales et les évaluations scientifiques structurent chaque phase. Le projet de Newcleo s’inscrit donc dans une temporalité industrielle, bien éloignée de celle d’une jeune entreprise du numérique qui peut déployer un service en quelques mois.
Cette différence explique aussi l’importance de la levée de fonds annoncée à 400 millions d’euros. Une telle somme paraît considérable à l’échelle d’une start-up, mais le développement d’une technologie nucléaire mobilise des années de recherche, des essais de matériaux, des équipes hautement spécialisées et des démarches réglementaires complexes. L’argent finance une trajectoire, non une centrale prête à l’emploi.
Pour mieux situer la question énergétique à Lyon, la lecture du dossier consacré à la relation entre carbone, puissance et énergie apporte un éclairage utile. Les choix techniques ne se résument jamais à une opposition simple entre sources d’énergie : ils engagent aussi l’industrie, les réseaux, les usages et le temps long.
La technologie du plomb fondu place ainsi Newcleo à un carrefour exigeant. Elle attire l’attention par son ambition, mais elle sera jugée sur des critères très concrets : la robustesse des matériaux, la sûreté démontrée, la maîtrise du combustible et la capacité à tenir un calendrier crédible.
Les petits réacteurs modulaires de Newcleo visent les besoins industriels près des villes
Newcleo travaille sur deux formats de réacteurs modulaires, couramment désignés par l’acronyme SMR, pour « small modular reactors ». Les puissances évoquées sont de 30 MWe et de 200 MWe. Le premier format correspond à un démonstrateur et à des usages ciblés ; le second vise une capacité plus importante. Ces chiffres restent modestes en comparaison d’un réacteur du parc français actuel, dont la puissance électrique se compte généralement en centaines, voire en milliers de mégawatts.
Le cœur du modèle économique défendu par l’entreprise repose sur cette échelle réduite. Au lieu de bâtir une centrale de très grande taille, il s’agirait de proposer des unités destinées à des sites industriels ayant besoin d’une alimentation stable en électricité et, potentiellement, en chaleur. Chimie, métallurgie, production de matériaux ou installations de traitement pourraient figurer parmi les usages envisagés, sous réserve de la compatibilité réglementaire et technique de chaque site.
Les dimensions communiquées pour le module de 30 MWe — environ trois mètres de diamètre pour quatre mètres de hauteur — donnent une idée de l’objet nucléaire lui-même, mais elles ne décrivent pas l’ensemble de l’installation. Un réacteur ne fonctionne jamais seul dans une simple enceinte compacte. Il faut prévoir des bâtiments de protection, des systèmes de commande, des dispositifs de refroidissement, des équipements électriques, des accès sécurisés et des installations de gestion du combustible. La taille du cœur constitue donc un repère, non une mesure de l’emprise foncière totale.
Newcleo avance également l’idée de zones d’évacuation limitées, de l’ordre d’un kilomètre dans le scénario présenté. Cette donnée dépendrait néanmoins des analyses de sûreté, de la localisation exacte, du type d’activité et des décisions des autorités compétentes. Elle ne saurait être considérée comme une règle automatique applicable à tous les territoires. Dans le nucléaire, les périmètres de protection se définissent à partir d’études détaillées, non par une simple extrapolation de la puissance électrique.
Le sujet mérite d’être regardé avec précision, car il touche au rapport entre industrie et ville. Dans la vallée du Rhône, des installations productives se trouvent déjà à proximité de zones habitées, de voies ferroviaires et de grands axes. L’idée de fournir localement une énergie bas carbone à un site industriel peut séduire des entreprises confrontées à la volatilité des prix et aux objectifs de décarbonation. Elle implique toutefois une concertation approfondie avec les collectivités, les salariés, les riverains et les services de l’État.
Un combustible conçu pour valoriser des matières déjà produites
Autre point central, Newcleo prévoit d’utiliser un combustible élaboré à partir de matières issues du retraitement des combustibles nucléaires usés. Dans le langage courant, l’entreprise parle de « brûler » des déchets. Cette expression doit être comprise comme une transformation nucléaire : certaines matières peuvent être réemployées dans un cycle de combustible, plutôt que considérées uniquement comme des résidus à entreposer.
Le principe présente un intérêt stratégique pour un pays comme la France, où le retraitement constitue une composante historique de la filière. Mais l’emploi de ces matières demande lui aussi des installations adaptées, une chaîne logistique protégée et des autorisations strictes. Le combustible est l’un des points les plus sensibles du programme, car il conditionne à la fois la performance du réacteur, la sûreté et le calendrier de déploiement.
La perspective de petits réacteurs n’élimine donc pas la complexité nucléaire ; elle la déplace vers une logique d’unités spécialisées et de sites industriels identifiés. C’est là que se jouera la crédibilité du projet : dans la capacité à transformer une promesse de modularité en solution réellement exploitable, contrôlée et comprise par les territoires concernés.
À Lyon, ce débat prend une couleur particulière. La ville concentre des fonctions d’ingénierie et de décision, tandis que les sites de production restent ailleurs. La tour Silex devient ainsi un lieu où s’élabore une technologie destinée, si elle aboutit, à agir au plus près de certaines industries plutôt qu’à distance dans de très grandes centrales.
Lyon rassemble les compétences nécessaires au développement du nucléaire innovant
L’implantation de Newcleo à Lyon s’explique en grande partie par la géographie industrielle de la région. Entre Lyon, Villeurbanne, le couloir rhodanien et les sites de la vallée du Rhône, les compétences nucléaires se sont constituées sur plusieurs décennies. Elles réunissent des grands groupes, des bureaux d’études, des laboratoires publics, des entreprises de mécanique de précision et des spécialistes de la maintenance.
Framatome entretient notamment des liens historiques avec la métropole lyonnaise. Orano, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, ainsi que de nombreux sous-traitants, participent à un écosystème où circulent des savoir-faire rares : métallurgie, calcul scientifique, sûreté, instrumentation, chimie des matériaux et gestion de projet. Une jeune entreprise qui cherche à concevoir un réacteur ne peut ignorer cette densité professionnelle.
Les effectifs annoncés pour l’antenne lyonnaise illustrent cette stratégie. L’équipe devait partir d’environ dix salariés, accompagnés de huit experts jeunes retraités issus notamment de Framatome, Orano et du CEA, avant de dépasser la trentaine de personnes. Le recours à ces profils expérimentés n’a rien d’un détail. Dans une activité où les cycles de développement sont longs, l’expérience accumulée sur les équipements, les normes et les dossiers de sûreté peut éviter bien des erreurs de conception.
Cette transmission entre générations constitue l’un des enjeux les plus intéressants du projet. Les métiers du nucléaire ne reposent pas uniquement sur des diplômes d’ingénieurs ou sur des logiciels de calcul. Ils s’appuient aussi sur une mémoire technique : comprendre la fabrication d’une pièce, anticiper son vieillissement, lire un retour d’expérience, dialoguer avec un fabricant et traduire une exigence réglementaire en solution industrielle. Les jeunes recrutés de Newcleo devront s’approprier cette culture tout en apportant de nouveaux outils et de nouvelles méthodes.
La Part-Dieu offre, à cet égard, une situation pratique. Le quartier est relié par train aux grands pôles français, et l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry est accessible par Rhônexpress. Pour une entreprise qui travaille entre la France, l’Italie et d’autres partenaires européens, cette facilité de déplacement compte. Les réunions d’ingénierie se tiennent rarement dans un seul lieu ; elles exigent des échanges constants avec les chercheurs, les fournisseurs, les autorités et les futurs clients industriels.
Il serait pourtant réducteur de présenter cette arrivée comme une victoire automatique pour le territoire. La création d’emplois dépendra de l’avancement réel des programmes, de l’accès aux financements et des autorisations obtenues. Les annonces d’effectifs traduisent une intention sérieuse, mais la filière reste soumise à des étapes de validation qui peuvent modifier les calendriers. Ce constat ne diminue pas l’intérêt du projet : il rappelle simplement que l’industrie nucléaire avance par preuves successives.
Dans un quartier parfois accusé d’uniformité, la présence de sociétés liées à la recherche et à l’industrie donne aussi un contenu plus concret aux bureaux neufs. Elle relie les façades vitrées de la Part-Dieu à des chaînes de production, à des laboratoires et à des territoires industriels bien réels. Le bâtiment devient l’un des maillons d’une économie régionale plus vaste.
Les enjeux de financement responsable et de souveraineté économique alimentent également les discussions locales. L’exemple de la Nef et de son modèle de banque éthique rappelle que les choix financiers portent toujours une vision de l’économie. Dans le nucléaire, la question est encore plus sensible : les capitaux doivent accompagner des programmes longs, intensifs et soumis à une surveillance publique constante.
Lyon ne fabrique pas seule le futur réacteur de Newcleo, mais elle peut fournir une part décisive de l’intelligence industrielle qui permet de le concevoir. Cette présence locale se mesurera moins à la hauteur de la tour Silex qu’à la capacité des équipes à tisser des collaborations solides avec l’écosystème régional.
Le démonstrateur Newcleo attendu vers 2032 devra franchir les étapes de sûreté françaises
Le calendrier annoncé par Newcleo place la première réaction d’un démonstrateur rapide de 30 MW autour de 2032. Cette échéance est ambitieuse, mais elle correspond à la durée habituelle des grands programmes nucléaires lorsqu’ils intègrent conception, essais, qualification des composants, préparation du combustible et procédures administratives. L’entreprise indiquait que le futur site français restait alors en cours de confirmation.
Avant toute construction, un programme de ce type doit passer par une série d’étapes distinctes. Les études de conception doivent stabiliser l’architecture générale du réacteur. Les matériaux doivent démontrer leur résistance aux conditions de fonctionnement. Les solutions de refroidissement, de confinement et d’arrêt doivent faire l’objet d’analyses approfondies. Enfin, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, l’ASNR, intervient dans le cadre des procédures prévues par le droit français.
Le projet de combustible représente une autre marche importante. Newcleo a obtenu un premier avis favorable de l’ASNR pour son projet d’usine française de combustible, selon les annonces publiques relayées dans la presse spécialisée. Un premier avis n’équivaut pas à une autorisation complète d’exploitation : il constitue une avancée dans un processus où chaque dossier doit apporter des réponses précises sur la sûreté, la radioprotection, les matières employées et la protection de l’environnement.
Le programme s’inscrit aussi dans le cadre plus large de France 2030. L’État avait prévu un appel à projets d’un milliard d’euros pour soutenir le développement de petits réacteurs modulaires et de technologies nucléaires nouvelles. Newcleo attendait de savoir si son projet bénéficierait de ce soutien. Ces fonds publics peuvent accélérer les études et les démonstrations, mais ils ne remplacent ni l’investissement privé ni les contrôles réglementaires.
Pour les Lyonnais, le point essentiel est clair : l’antenne de la tour Silex ne préjuge pas de la localisation du démonstrateur. Les équipes présentes dans le 3e arrondissement travaillent sur le projet, mais le réacteur pilote serait implanté sur un site nucléaire français approprié. La séparation entre fonctions de conception et site de démonstration doit être rappelée afin d’éviter toute confusion dans une ville où le mot nucléaire suscite, légitimement, des attentes et des réserves.
La méthode suivie par Newcleo sera observée de près. L’entreprise devra prouver que son modèle de réacteur refroidi au plomb peut fonctionner durablement, que son combustible est disponible selon les normes requises et que son dispositif répond aux exigences françaises. Elle devra aussi présenter un modèle industriel susceptible d’être reproduit sans sacrifier la qualité de fabrication. Les petits réacteurs ne deviennent intéressants qu’à condition de combiner standardisation, contrôle rigoureux et coût maîtrisé.
Cette perspective offre un angle de lecture moins spectaculaire, mais plus utile, de l’arrivée lyonnaise. Une start-up du nucléaire ne se juge pas seulement à sa levée de fonds ou à la modernité de ses bureaux. Elle se juge à la qualité de ses dossiers, à la transparence de ses échanges avec les autorités, à la solidité de ses partenaires et à sa capacité à respecter les délais sans contourner les règles.
Le projet Newcleo place donc Lyon au début d’une chaîne industrielle longue. La tour Silex accueille les équipes qui devront transformer une technologie prometteuse en démonstration vérifiable ; c’est à cette condition que l’implantation locale prendra une portée durable.
Où se trouve l’antenne française de Newcleo à Lyon ?
L’antenne française de Newcleo est installée dans la tour Silex 2, au 10 rue des Cuirassiers, dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon 3e. Il s’agit de bureaux dédiés aux activités de conception, d’ingénierie et de coordination, et non d’un site de production nucléaire.
Quelle technologie nucléaire développe Newcleo ?
Newcleo développe des réacteurs rapides refroidis au plomb fondu. L’entreprise prévoit également d’employer un combustible issu de matières provenant du retraitement des combustibles nucléaires usés, sous réserve des autorisations et qualifications nécessaires.
Quelle est la puissance du démonstrateur envisagé par Newcleo ?
Le programme mentionne un démonstrateur de 30 MWe, avec un objectif de première réaction autour de 2032. Newcleo travaille aussi sur un modèle de 200 MWe destiné à des applications industrielles plus importantes.
Un réacteur Newcleo sera-t-il construit à la Part-Dieu ?
Non. La tour Silex accueille l’antenne lyonnaise de l’entreprise. Le démonstrateur annoncé serait prévu sur un site nucléaire français distinct, qui restait à confirmer dans les informations publiques disponibles.